Vagues de chaleur, étés plus longs, températures record… Le réchauffement climatique nous impacte plus qu’on n’imagine. Il affecte aussi notre rapport à l’activité physique. Quand il fait chaud, on a tendance à moins bouger. Pourtant, être actif est essentiel pour la santé.
D’après l’étude de The Lancet réalisée dans 156 pays, l’activité physique pourrait devenir inaccessible pour des millions d’adultes d’ici 2050, entrainant jusqu’à 500 000 décès supplémentaires. Pourtant, l’activité physique est essentielle pour prévenir de nombreuses maladies et rester en bonne santé. Rien qu’en France, une étude de la WWF estime que le changement climatique réduira de 24 à 66 jours par an la pratique sportive.
La hausse des températures rend l’effort physique plus difficile. En effet, la chaleur fatigue plus vite le cœur, augmente les risques de déshydratation et de malaise. Lors des vagues de chaleur, nous subissons aussi la dégradation de la qualité de l’air, qui menace les activités extérieures et crée des risques pour le système respiratoire. Résultat : nous sommes moins actifs et augmentons un peu plus notre sédentarité, déjà bien installée.
L’activité physique a de nombreux bienfaits sur la santé physique et mentale. Elle réduit les risques de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, de cancers, de diabète de type 2 ; elle améliore aussi la qualité du sommeil, le bien-être mental. À l’inverse, la sédentarité augmente ces risques et la mortalité liée à ceux-ci.
L’important, c’est surtout de mettre du mouvement dans son quotidien. Toutefois, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande pour un adulte au moins 150 minutes d’activité d’intensité modérée, 75 minutes d’activité d’intensité élevée ou une combinaison des deux par semaine. Mais comment tendre vers ces recommandations quand les conditions pour être actifs se détériorent ?
L’important pour notre santé, c’est de rester en mouvement : tâches ménagères, marche, danse, jardinage, etc. Vous pouvez remplacer votre façon de bouger habituelle par quelque chose de plus doux.
Dans tous les cas, en cas de fortes chaleurs, il est préférable de :
La vigilance est de mise pour les publics plus à risque : les personnes âgées, celles souffrant de maladie chronique (diabète, asthme, etc.), les enfants, ou encore les travailleurs exposés à la chaleur.
Ces personnes doivent veiller à adapter encore plus leur activité, à ne pas forcer et à demander conseil à leur médecin traitant.
Bouger, c’est aussi une responsabilité collective. Notre environnement doit être propice au mouvement et s’adapter aux réalités climatiques afin d’offrir à toutes et tous un cadre sécurisé pour la pratique physique.
Les villes doivent s’adapter pour faire face aux fortes chaleurs : élargir les zones d’ombre, augmenter les espaces arborés, rendre les routes favorables à la marche et au vélo même en cas de fortes chaleurs.
Il est également important de veiller à ce que l’accès à l’activité sportive soit plus égalitaire, notamment en temps de canicule, en facilitant l’accès à des salles de sport climatisées et abordables.
Le réchauffement climatique nous oblige à repenser nos habitudes, y compris notre manière de faire de l’activité physique. En adaptant nos pratiques, il reste possible de bouger, de se faire du bien et de protéger sa santé, même quand les températures grimpent.
Solidaris organise des séances collectives d’échange pour vous aider à comprendre vos habitudes, à trouver des activités qui vous plaisent et à les intégrer dans votre quotidien. Un cycle de 3 séances, 100% gratuit à destination des personnes de 50 ans et plus. Rendez-vous en septembre à Wavre, en octobre à Tournai et en novembre à Philippeville.
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