Marguerite

Un orage, ça ne fait que passer

À l’approche de l’été et à quelques semaines des Solidarités, nous avons rencontré Marguerite, jeune artiste qui poursuit son chemin avec un nouveau single, « La boss ». L’occasion de parler de son titre et de la façon dont elle aborde cette période charnière de sa carrière… en attendant de la retrouver sur scène le 6 septembre.

©Marina Germain

Ton nouveau titre « La boss » donne une image très affirmée. Est-ce que tu te sens vraiment « La boss » de ta vie aujourd’hui ?

Je pense que c’est quelque chose qui fluctue. Je crois que ça nous arrive à tous, par moments, de nous sentir très puissants, et à d’autres moments un peu moins. Ça dépend de plein de choses. Mais ce qui est sûr, c’est qu’avec « La boss », l’idée était de créer un mantra pour toujours se rappeler que, quoi qu’il arrive, même quand on traverse des orages, on peut se dire que nos décisions sont les nôtres, que notre corps est le nôtre… 

Ton premier titre, « Les femmes, les meufs », a connu un succès fulgurant. Est-ce que ça t’a donné confiance, ou est-ce qu’au contraire ça a fait naître de nouveaux doutes ?

C’est complexe, parce qu’à la fois ça donne énormément de confiance : ça envoie un signal sur le fait que notre musique peut avoir un impact, qu’elle plaît aux gens, qu’elle les rassemble, qu’elle les touche… Et ça, pour un premier titre, c’est une chance énorme, parce que ça m’a vraiment donné un élan. Pour ça, je suis heureuse, et j’ai l’impression d’arriver à en profiter chaque jour. Je le mesure, c’est une chance immense. Après, forcément, ça a accéléré ma vie d’un coup, avec un rythme assez effréné. Ça m’a aussi mis de la pression parfois. Mais ce sont des choses qu’il faut apprendre à gérer, qui font partie du métier d’artiste — ou d’autres métiers d’ailleurs. Ce sont des hauts, des bas… plein de mouvements ! Parfois ça va trop vite, et parfois le fait que ça aille trop vite permet de ne pas trop réfléchir, et ça, c’est super. Donc c’est très complexe, très intéressant et très joyeux. 

Et cette pression dont tu parles… c’est celle de devoir faire encore mieux ?

Ça peut m’arriver d’avoir cette pression-là. C’est très humain : on a envie de continuer à faire plaisir aux gens. À chaque fois que je sors une chanson, j’ai envie que les personnes qui l’écoutent soient vraiment touchées et percutées par le morceau. Le volume, je m’en fiche un peu. Ce qui compte pour moi, c’est l’émotion. Donc oui, il peut y avoir cette pression, mais je la balaie souvent assez vite. Chaque chanson a son chemin, son histoire. « Les filles, les meufs » a été un phénomène particulier, et je n’ai pas envie que ça fausse mon regard sur la manière dont on fait de la musique, ni sur ce que ça veut dire d’être une artiste en développement.

Dans « La boss », tu évoques « l’orage dans la tête ». Qu’est-ce qui t’aide à garder un équilibre ?

Il y a plein de choses. Déjà la musique, ça me fait beaucoup de bien. En écouter ou en jouer m’apaise énormément. Puis, il y a mon entourage : leur parler, pouvoir compter sur eux. Et puis il y a l’écriture, le fait de me remettre dans ma bulle, de prendre soin de moi. Un orage, ça ne fait que passer : ce n’est jamais définitif. Et j’ai confiance en ça.

©Marina Germain

Tu y dis aussi « arrête de dire que t’es nulle ». C’est une phrase que toi tu aurais eu besoin d’entendre à un moment ?

En tout cas, moi, je me la dis souvent. Je pense que pas mal d’adolescents peuvent se reconnaître dans ce texte. Ça résonne aussi beaucoup avec l’ado que j’étais, parce que j’avais très peu confiance en moi, comme beaucoup d’ados je crois. Et j’ai parfois des réminiscences de ça. Par exemple, quand j’ai mes règles, j’ai l’impression d’être la pire personne, d’être incompétente et nulle… Et dans ces moments-là, ça m’aide d’avoir un petit boost.

D’où vient cette tendance à se dévaloriser autant aujourd’hui ?

Je pense que c’est quelque chose de très humain. Quand on se remet en question, quand on est un peu sensible, on peut avoir tendance à se dévaloriser, à se comparer. Et notre époque favorise un peu ça, forcément, parce qu’on vit dans un monde où tout le monde partage ses succès… alors que beaucoup de choses de la réalité, des imperfections, restent dans la sphère intime. Je crois que ça peut fausser notre perception, notamment de ce qu’est la réussite. On a l’impression que les vies des autres sont parfaites, mais ce n’est le cas pour personne.

Est-ce que tu as envie d’adresser un message aux festivaliers qui viendront t’applaudir au festival Les Solidarités ?

J’ai trop trop hâte ! Ce sont mes premiers festivals, donc je pense que ça va être un été très amusant, assez trépidant. Je suis toujours hyper heureuse de venir en Belgique ! Attendez-vous à ma musique, mais dans un écrin plus ensoleillé, dans une dynamique plus fun et plus relax… l’été, quoi !

©Marina Germain

Marguerite vous donne rendez-vous

le 6 septembre aux Solidarités

N’oubliez pas de

Vous partez déjà ?

Restez en lien avec nous !

Notre magazine digitale vous informe et vous accompagne au quotidien.
Inscrivez-vous pour recevoir un petit rappel lors de chaque nouvelle parution.

C’est simple et gratuit !