Le Centre de Planning de Comines innove pour la santé mentale des enfants et des jeunes

Depuis la rentrée, un projet de soutien psychologique de première ligne pour les enfants et les jeunes a vu le jour au Centre de Planning de Comines. Sylvie Vandelannoitte, psychologue au sein des CPF Soralia Mons-Wallonie picarde, nous présente ce nouveau dispositif et sa plus-value.

Le Centre de Planning Familial est avant tout un lieu d’accueil, d’écoute et d’information autour de la vie affective et sexuelle. Intégrer des psychologues de première ligne, nous permet de renforcer l’offre de soins de proximité en santé mentale.

Concrètement, de quoi s’agit-il ?

C’est un soutien psychologique bref et accessible, qui vise à préserver ou à rétablir le bien-être des jeunes, tout en assurant une prévention et une orientation vers des soins plus spécialisés si nécessaire. Ce dispositif répond à une demande croissante de soutien, il rend les soins plus proches et moins stigmatisants pour les jeunes et leurs familles.

Quels sont les principaux objectifs de ce projet ?

D’abord, nous souhaitons renforcer l’offre de soins psychologiques pour les enfants et adolescents. Cela permet une prise en charge plus rapide des demandes ; certaines pouvaient attendre plusieurs mois sur une liste d’attente. Le second objectif vise à rapprocher les soins de l’environnement des jeunes, en collaborant notamment avec les acteurs de première ligne comme les écoles, les crèches, les maisons de jeunes… Depuis 2008, notre centre intervient déjà dans les écoles de la région, ce qui nous aide à créer du lien et à repérer les besoins spécifiques de chaque jeune et de chaque professionnel.

Quels sont les besoins les plus fréquemment exprimés par les jeunes qui poussent la porte du planning familial ?

Les motifs de consultations peuvent être très variés. Les jeunes viennent au planning pour des questions liées à la sexualité, à la contraception, à l’IVG, mais aussi pour des difficultés relationnelles, des interrogations sur l’identité, du harcèlement, ou des violences. Nous remarquons que la parole sur la santé mentale se libère : il n’est pas rare que des jeunes fassent une demande claire directement auprès du Centre. Nos permanences d’accueil plusieurs fois par semaine facilitent cet accès et le travail avec le réseau nous aide à identifier les besoins émergents.

Comment se déroule l’accompagnement psychologique proposé ?

Le premier contact se fait par téléphone ou sur place, avec la possibilité de rendez-vous rapide lors des permanences. 

Nous proposons ensuite un suivi de première ligne, qui peut se dérouler au planning familial, à la maison, à l’école ou dans tout autre lieu de vie du jeune. Le dispositif permet jusqu’à 20 séances gratuites par an pour chaque jeune jusqu’à 24 ans.

Les interventions sont variées, les méthodes et techniques utilisées également. Nous utilisons aussi des outils numériques pour accompagner les jeunes, en individuel ou en groupe.

Que se passe-t-il si les difficultés du jeune nécessitent un accompagnement plus spécialisé ?

L’évaluation est continue. Si le jeune va mieux, on clôture l’accompagnement avec la possibilité de faire des « rappels » ponctuels. Si les symptômes persistent ou s’aggravent, nous orientons vers un psychologue clinicien, un psychiatre ou des services hospitaliers, tout en assurant une transition et un relais optimal.

Quelles sont les différences entre une consultation de première ligne et une consultation spécialisée classique ?

La première ligne se veut un premier pas, pratique, court et accessible. Elle est orientée vers le rétablissement fonctionnel et la prévention, avec un accès plus rapide et des soins souvent gratuits ou remboursés. La consultation spécialisée intervient davantage en approfondissement lorsque le besoin l’exige. Enfin, la première ligne est intégrée dans un réseau de promotion de la santé et bénéficie d’un ancrage communautaire, ce qui facilite l’accès et la confiance des jeunes.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui hésitent à demander de l’aide ?

S’ils ressentent le besoin de se confier, s’ils traversent une étape difficile ou si leurs émotions deviennent trop lourdes à gérer, ils ne doivent pas rester seul. Parler à un psychologue peut vraiment aider à surmonter ces moments. Demander de l’aide, c’est déjà avancer.

 

 

 

 

 

Le même dispositif existe pour les adultes (à partir de 15 ans), dans nos centres de planning de Mons et de Tournai.
A Quiévrain, nous avons également une consultation ouverte à tous à la Maison des jeunes. C’est gratuit pour les 15-23 ans; pour les adultes, 11€ et 4€ pour les BIM. La première séance est gratuite. Ces montants peuvent aussi faire l’objet d’un remboursement jusqu’à 400€/an pour les consultations auprès d’un psychologue reconnu par Solidaris (maximum 20 €/séance).

CPF Soralia Comines

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