Du 14 au 25 novembre, l’asbl Soralia présentait, en partenariat avec le CPVS (Centre de Prise en Charge des Violences Sexuelles), l’exposition « Que portais-tu ce jour-là ? » d’Amnesty International à Namur, au CHRS – Site Meuse. Face à un succès remarquable, elle a finalement été prolongée jusqu’au 22 janvier.
Visites guidées, ateliers et échanges
Créée en 2013 à l’Université de l’Arkansas et inspirée du poème Comment j’étais habillée de la Dr. Mary Simmerling, l’exposition présente des vêtements (des reconstitutions symboliques, non les habits originaux) accompagnés de témoignages de victimes décrivant ce qu’elles portaient lors de l’agression qu’elles ont subie. Une réponse directe à l’idée reçue selon laquelle la tenue vestimentaire de la victime pourrait « inciter » au viol.
Par la puissance du visuel et du récit, l’exposition a permis au public d’ouvrir les yeux sur la place centrale des violences sexuelles dans les dynamiques intrafamiliales. Elle a également permis d’aborder les questions du consentement, de la culpabilisation des victimes ainsi que les mécanismes d’emprise.
Tout au long de la période d’exposition, l’asbl Soralia a proposé :
Violence sexuelle : de quoi parle-t-on ?
La violence sexuelle recouvre un large spectre de comportements, parmi lesquels attouchements non consentis, viol (toute pénétration sans consentement, conformément à la loi belge), exhibitionnisme, voyeurisme, captation d’images intimes sans consentement…
Face au manque de statistiques des institutions belges, Amnesty International Belgique et SOS Viol ont publié en mars 2020 un sondage portant sur les violences sexuelles. 2.300 Belges âgé·e·s de 15 à 85 ans, francophones comme néerlandophones, ont ainsi été interrogé·e·s. Les résultats sont inquiétants :
Ces résultats confirment une tendance déjà observée en 2014 mais aggravée depuis un phénomène que plusieurs experts relient notamment à la libération de la parole post #MeToo.
Des préjugés encore profondément ancrés
Le même sondage révèle des croyances inquiétantes :
Ces croyances alimentent l’impunité des agresseurs et la culpabilisation des victimes : 90 % des sondé·es estiment que c’est la peur de ne pas être cru·e qui empêche les victimes de parler.
De la nécessité de mieux comprendre la notion de consentement
Le consentement est un accord entre partenaires. Il est réversible, éclairé, enthousiaste, libre et spécifique.
Cela implique que :
Toutes les données statistiques renvoient aux données mentionnées dans le Sondage sur le viol : chiffres 2020 – Amnesty International Belgique
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