Au sein du service ORL du CHU Tivoli, une équipe de médecins otologistes est spécialisée dans la chirurgie de l’oreille, et plus particulièrement dans la pose d’implants cochléaires. Cette technologie médicale s’adresse aux personnes souffrant d’une surdité sévère pour laquelle les appareils auditifs classiques deviennent inefficaces. Une équipe multidisciplinaire – ORL, logopède et audiologues – accompagne chaque patient tout au long de son parcours de soins, de la première consultation à la rééducation.
L’opération, réalisée sous anesthésie générale, dure environ deux heures. Elle se fait au microscope et sous monitoring de contrôle du nerf facial pour garantir une sécurité maximale. De légères douleurs ou une sensation de tiraillement derrière l’oreille peuvent apparaître les jours suivants, mais elles disparaissent rapidement. Un suivi attentif permet d’éviter les complications. La première activation de l’implant a lieu environ deux semaines plus tard. Elle est suivie de plusieurs séances de réglage et de rééducation auditive par la logopède. Cependant, il faut du temps pour que le cerveau apprenne à reconnaître et interpréter les signaux électriques.
Le service ORL travaille en lien étroit avec le Centre de réadaptation ambulatoire (CRA) du CHU Tivoli. La rééducation, assurée par la logopède, permet au patient de réapprendre à comprendre la parole et à s’adapter à cette nouvelle perception. Les résultatsdépendent de la motivation et du niveau de stimulation auditive au quotidien.
Chaque parcours est unique. Certains comprennent des mots dès la première semaine, d’autres ont besoin de plusieurs mois. En général, un suivi de 6 à 12 mois est nécessaire. L’implant cochléaire, la chirurgie, les réglages et la rééducation sont entièrement pris en charge par la sécurité sociale.
Le CHU Tivoli fait partie des rares centres d’expertise wallons pour les implants cochléaires. Cette reconnaissance repose sur la compétence d’une équipe multidisciplinaire expérimentée, essentielle à la réussite du programme d’implantation.
Beaucoup pensent encore que l’implant cochléaire est réservé aux enfants sourds. En réalité, la majorité de nos patients ont perdu l’audition au fil du temps. Le plus important, c’est d’oser s’informer tôt. Plus l’implant est posé rapidement, meilleurs sont les résultats.
C’est un dispositif chirurgical qui stimule directement le nerf auditif grâce à des électrodes insérées dans la cochlée, une petite structure de l’oreille interne. Il transforme les sons en signaux électriques. Le cerveau apprend ensuite à interpréter ces signaux comme des sons grâce à une rééducation logopédique spécifique. L’implant se compose d’une partie interne, implantée sous la peau lors de l’intervention, et d’une partie externe, placée sur la peau derrière l’oreille, qui capte et transmet les sons.
C’est une solution proposée dès que les appareils auditifs ne permettent plus une compréhension suffisante de la parole, notamment dans la conversation ou au téléphone. L’implant cochléaire s’adresse aux patients de tout âge, des tout-petits, dès 9 mois jusqu’aux adultes de plus de 80 ans. Au CHU Tivoli, la patientèle est majoritairement adulte, mais l’équipe collabore aussi avec l’Hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola pour le suivi pédiatrique.
Des critères INAMI précis encadrent les indications. L’implant est destiné aux patients présentant une perte auditive bilatérale supérieure à 70 décibels. Jusqu’à présent, seul un implant, sur l’oreille la plus atteinte, était remboursé. Mais depuis janvier 2026, les critères se sont élargis. Un implant peut être proposé, même si une seule oreille est atteinte. Cela permet à davantage de personnes de bénéficier de cette technologie.
Chaque demande fait l’objet d’un bilan multidisciplinaire approfondi. Les patients peuvent être adressés par un médecin ORL, un audioprothésiste ou venir spontanément se renseigner. L’examen comprend des tests auditifs et vestibulaires, ainsi qu’une imagerie médicale – scanner et IRM- ainsi qu’une évaluation logopédique. Si nécessaire, un avis gériatrique ou psychiatrique est aussi demandé. Cette évaluation permet de vérifier qu’il n’y a aucune contre-indication et de s’assurer que l’implant apportera un réel bénéfice.
« Avant l’intervention, le patient rencontre la logopède et l’audiologue, découvre le matériel et peut échanger avec d’autres personnes déjà implantées. »
Ce site utilise des cookies et vous donne le contrôle sur ce que vous souhaitez activer.
Notre magazine digitale vous informe et vous accompagne au quotidien.
Inscrivez-vous pour recevoir un petit rappel lors de chaque nouvelle parution.
C’est simple et gratuit !