Quand l'âgisme

commence par soi...

Une pub qui promet une crème « anti‑âge », comme si vieillir était un défaut. 
Une offre d’emploi pour une personne « jeune et dynamique ». 
Un soignant qui s’adresse à notre accompagnant plutôt qu’à nous. 
Ou encore cette petite voix intérieure qui murmure : « ce n’est plus de mon âge… »

Tout cela a un nom : l’âgisme.  

L’âgisme c’est quoi ? Il s’agit des idées toutes faites, des attitudes et des comportements qui jugent ou excluent une personne à cause de son âge. Et il est partout : dans la publicité, au travail, dans les soins de santé, dans notre quotidien… parfois même dans notre propre tête.

Une discrimination

répandue

Les chiffres parlent d’eux‑mêmes : une personne sur trois dit avoir subi une discrimination liée à l’âge au cours de l’année écoulée. Après 80 ans, on parle d’une personne sur deux*. Si cette forme de discrimination concerne tous les âges, elle est particulièrement importante vis-à-vis des personnes âgées.   

La discrimination envers les seniors peut être brutale :  remarques blessantes, mises à l’écart, agressivité, voire violence… Elle peut aussi se distiller de façon plus cachée : surprotéger, décider à la place, utiliser un ton paternaliste, parler comme à un enfant, sans jamais demander l’avis de la personne concernée. 

L’âgisme se décline sous de multiples formes, il peut venir des personnes âgées elles-mêmes. À force d’entendre que vieillir rime avec lenteur, inutilité ou dépendance, on finit parfois par y croire soi‑même. Cela se traduit par : l’envie de cacher son âge, d’abandonner certaines activités, de ne plus oser apprendre, aimer, désirer, sortir ou simplement prendre la parole. Certains n’osent même plus utiliser une canne, par peur du regard des autres.

Les conséquences de l'auto-âgisme

sont bien réelles

Les personnes qui portent un regard négatif sur leur vieillissement ont une santé plus fragile, récupèrent moins bien après une maladie et vivent en moyenne plusieurs années de moins que celles qui gardent une vision plus positive de l’âge. La confiance s’effrite, l’isolement augmente et avec lui le risque d’être victime de maltraitance, d’abus. 

Non, l'âgisme n'est pas

une fatalité

Changer son regard sur son propre vieillissement, c’est possible : en prenant soin de soi, en restant curieux, en gardant des liens avec d’autres générations, en osant demander de l’aide ou défendre ses droits…

Et si l’on est victime ou témoin de discrimination ou de maltraitance, des services existent pour écouter et accompagner.

Vieillir n’est pas un problème à corriger. C’est une étape de vie à respecter, à vivre pleinement et à faire reconnaître. Et cela commence, aussi, par le regard que l’on pose sur soi-même.

Vous êtes victime ou témoin d’une discrimination ? Contactez :

En cas de maltraitance :

À lire aussi : Le problème, c'est l'âgisme !

Brochure et jeu de carte

« Les personnes âgées n’ont plus de sexualité. »
« Tu es bien conservée pour ton âge. »
« Recherche collaborateur pour une équipe jeune et dynamique. »

Ces phrases, nous les entendons tous les jours.
Elles traduisent une réalité bien ancrée : l’âgisme, la discrimination liée à l’âge.

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