Les médicaments font partie de notre quotidien, c’est incontestable. Mais savons-nous toujours comment bien les utiliser ? Petit rappel des 6 règles de base d’une consommation responsable.
Chaque jour, nous sommes un demi-million à franchir la porte d’une des 4.858 pharmacies du pays. Chaque année, plus de 100 millions de boîtes de médicaments remboursés sont écoulées dans les pharmacies publiques ! Au niveau mondial, le chiffre d’affaires du marché pharmaceutique était d’environ 1.607 milliards de dollars en 2023 !
Prendre un médicament n’est pas un geste anodin. C’est avant tout un acte de soin qui nécessite un minimum d’informations et toute notre attention. Pourtant, nous le faisons souvent sans trop nous poser de questions. Le médicament n’est pas un produit comme un autre Il est exclusivement vendu en pharmacie et fait partie d’un secteur contrôlé par l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé. Mieux l’utiliser, c’est aussi mieux se soigner. Rappelons les 6 principes simples d’une consommation raisonnée : le bon médicament, pour la bonne personne, à la bonne dose, au bon moment, de la bonne façon et au bon prix.
Julie a une toux sèche. Son médecin lui prescrit un sirop adapté et lui explique qu’un antibiotique ne servirait à rien contre un virus.
Les antibiotiques doivent en effet être réservés au traitement des infections bactériennes graves (pneumonie, septicémie, infection de plaies…). Ils n’ont aucune efficacité contre les virus. La plupart des « maladies hivernales » (grippe, rhume, angine, sinusite, otite ou bronchite…) sont souvent d’origine virale et guérissent toutes seules après quelques jours. La prescription d’antibiotiques est donc, dans ces cas-là, totalement injustifiée.
À force de les utiliser pour tout et rien, ils deviennent moins efficaces et certaines maladies infectieuses deviennent difficiles à soigner. La résistance aux antibiotiques représente l’une des plus grandes menaces de santé publique.
Il vous reste le fond d’une boite à la maison ? Pensez à les ramener à la pharmacie, ne vous en débarrassez pas dans les poubelles, l’évier ni les toilettes. Les principes actifs des médicaments pourraient contaminer les sols et les rivières.
Marc hésite à prendre l’anti-inflammatoire que lui conseille un proche pour calmer ses douleurs au dos. Il consulte son médecin. Ce dernier l’informe d’une contre-indication liée à son traitement en cours.
Un médicament efficace pour un proche ne le sera pas nécessairement pour vous, il pourrait même avoir des effets néfastes sur votre santé. Le médecin vous prescrit un traitement personnalisé. Le pharmacien attire généralement votre attention sur l’incompatibilité avec vos autres médicaments, vos allergies… Un médicament n’est donc pas interchangeable ; ne prenez pas ceux des autres et ne prêtez pas les vôtres.
Même si certains médicaments peuvent améliorer rapidement votre état, la durée de traitement déterminée par le médecin est importante. Si vous arrêtez trop vite, vous risquez de voir les symptômes réapparaître. Pour certains médicaments, une interruption prématurée du traitement peut même entrainer des conséquences graves. Allez jusqu’au bout de votre traitement, ne l’arrêtez pas sans avoir consulté votre médecin.
Un médicament efficace pour un proche ne le sera pas nécessairement pour vous, il pourrait même avoir des effets néfastes sur votre santé. Le médecin vous prescrit un traitement personnalisé. Le pharmacien attire généralement votre attention sur l’incompatibilité avec vos autres médicaments, vos allergies… Un médicament n’est donc pas interchangeable ; ne prenez pas ceux des autres et ne prêtez pas les vôtres.
Luc avale 2 doses de son médicament le matin pour ne pas l’emporter au travail ! Mauvaise idée…
Le moment de prise déterminé par votre médecin (par exemple 3 fois par jour matin, midi et soir ou toutes les 4 heures) est important pour que le médicament agisse comme prévu. Avaler son médicament avant, pendant ou après un repas peut aussi modifier son absorption par l’organisme. Faites-le toujours avec un verre d’eau. Pris pendant le repas, certains médicaments seront alors moins irritants pour l’estomac. D’autres en revanche, comme la vitamine D, seront mieux assimilés grâce aux graisses présentes dans votre repas principal.
Vous avez oublié la dernière prise ? Ne doublez pas simplement la dose ; demandez conseil à votre médecin ou au pharmacien.
Sophie éprouve des difficultés à avaler son comprimé à libération prolongée. Elle décide de l’écraser. Son pharmacien la met en garde…
Écraser un comprimé ou ouvrir une gélule peut altérer l’efficacité du médicament ; notamment ceux qui libèrent leur substance active progressivement. Cela peut provoquer un surdosage (lorsque la substance est délivrée en une fois) ou à un sous-dosage (si le médicament est attaqué par le liquide acide de l’estomac). Couper un médicament non sécable représente les mêmes risques que de le broyer. Demandez à votre pharmacien si le médicament existe sous d’autres formes (sirop, gouttes, comprimé qui fond sur la langue…).
Le pharmacien délivre à Paul un médicament générique. Il coûte trois fois moins cher que l’original mais l’effet est-il identique ?
Les médicaments génériques sont des équivalents des médicaments de marque. Ils contiennent les mêmes principes actifs, aux mêmes dosages et sont soumis aux mêmes contrôles. Pour de très nombreux médicaments, il existe des alternatives meilleur marché que le médicament « de marque ». Le générique est en moyenne 30% moins cher pour la même efficacité ! Pour les médicaments sur prescription, demandez à votre médecin le nom de la molécule plutôt que la marque du médicament (on appelle cela une prescription en DCI – Dénomination Commune Internationale). Pour les médicaments en vente libre, demandez directement au pharmacien une alternative moins coûteuse. Cela permet de faire des économies sans compromis sur l’efficacité.
On distingue les médicaments vendus sur prescription, remboursés ou non et ceux sans prescription ; c’est-à-dire en vente libre et pour lesquels la publicité est autorisée. Ces derniers sont généralement visibles derrière le comptoir du pharmacien (les pastilles pour la gorge, les antidouleurs…). En vente libre ne veut pas dire inoffensif : des effets secondaires graves peuvent survenir en cas de surdosage ou si l’on prend des médicaments incompatibles. Les médicaments sous prescription sont généralement stockés de façon sécurisée.
Les médicaments ne sont pas des bonbons : leur usage doit rester réfléchi, en dialogue avec les professionnels de santé.
Face à des difficultés sociales, familiales ou psychologiques, la solution médicamenteuse peut sembler rapide et facile. Pour un deuil, un arrêt du tabac, une perte de poids, du stress… l’offre médicamenteuse existe. On a l’impression qu’en avalant une pilule, on sera vite sur pied. Et pourtant, un sommeil réparateur, une alimentation variée, l’activité physique, un soutien psychologique… constituent selon les situations des réponses plus adaptées.
Et si on tentait d’inverser la tendance en prenant le temps de prendre réellement soin de soi ?
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